Mon premier prix

Représenté

Vendredi 11 octobre 2019 avait lieu à Thiers le vernissage du salon d’automne qui se déroule du 12 au 26 octobre.

J’y ai présenté 3 toiles: Mata-Hari, la Paloma et la Vénus anadyomène. A ma grand surprise et avec beaucoup de plaisir j’ai reçu le deuxième prix du jury (de professionnels). Bien évidemment je ne pensais pas obtenir un prix lors d’une deuxième exposition, encore moins pour ma Vénus qui est jusqu’à présent mon oeuvre la plus personnelle et intime.

Je n’ai pas l’esprit de compétition, mais faut pas se mentir, c’est très agréable de voir son travail reconnu. Au delà du prix, ce soir là plusieurs personnes m’ont félicité, complimenté, encouragé, et oui ça fait du bien!

Cela me motive encore plus, me donne plus que jamais l’envie de peindre encore et encore. De persévérer dans cette voie de découverte, recherche de la technique et de soi-même. Me lancer de nouveaux défis, maintenir mon niveau d’exigence et tenter de faire de nouvelles propositions.

Il fallait donc bien une bouteille de Champagne pour me remettre de toutes ces émotions.

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Série Noire

Après le thème commun et imposé, nous restions dans un style urbain avec le nouveau sujet « un bar ou une terrasse ». J’avais envie de rester dans une ambiance sombre, un ciel orageux, un lieu décalé. J’ai pris pour modèle ce petit bar de banlieue parisienne. Lieu désert, à la limite des friches industrielles. Cette lumière rouge, pas un bordel, juste seul point de vie dans une rue sombre, aux boutiques fermées, aux volets tirés… Un rouge limé, un café, rien de chic, un tiercé, le rêve de la cagnotte du loto, ce qu’il reste d’espoir et de vie…

Série noire, huile sur toile de lin, 60 x 81, 2019

L’artiste et son modèle

Après avoir dit ici quel plaisir j’ai eu à peindre Fiona, tant pour le modèle que pour la relation que cela implique, j’ai eu envie de retravailler avec elle.

Cette fille très jolie et photogénique capte hyper bien la lumière et ses poses reflètent ce que je souhaite exprimer dans ma peinture. Aussi a-t-elle eu la générosité de me redonner quelques photos dont l’une que j’ai choisi de peindre. C’est une petite toile de 50 par 50. J’aime cette ambiance rétro, cette sensuelle féminité. J’ai presque hâte de le finir mais patience…

Mon antre…

Impossible de peindre à l’huile en famille. Le bazar dans la pièce à vivre, les odeurs de térébenthine et autres solvants. Ranger, déranger, re-ranger, chercher un truc, un autre 2 mn après…

Bref il me fallait un espace, mon atelier, mon antre. Et cette chaufferie qui ne sert quasiment à rien, pourquoi ne pas la réaménager. Et voilà je fais mon nid. J’ y pose mon chevalet, j’y accroche mes toiles, je m’équipe un ordi, un écran. Et puis la détente une banquette, une partie de mes livres, quelques plantes vertes. J’y retrouve mon bazar de jeunesse, quelques grigris, des photos, des dessins (des chocolats…), bref mon petit univers rassurant, inspirant. J’y suis bien, j’y peins, j’y écris, je m’y repose. C’est même l’endroit parfait enfin d’après midi pour l’apéro ! 😉

Fifi Strawberry

Voilà « ma » Fifi est terminée. Jolie modèle mais surtout très belle rencontre. C’est merveilleux de travailler avec de vraies personnes, partager un peu leur intimité. Ca me donne juste envie de continuer dans cette voie, encore et encore…

Je suis très fière de ce tableau et j’espère avoir des occasions de l’exposer. Encore « Merci ! » Fiona pour ce bel échange.

Fifi Strawberry, huile sur toile de lin, 60 x 60, 2019

Mata Hari, ma toile impossible

Canicule oblige, enfermée, nue, dans la fraîcheur de l’atelier j’ai enfin fini ma Mata-Hari. J’avais choisi ce portrait pour toute sa joncquaille. Le travail des perles, des soieries, des ors. Mais toutes les aventures ont une fin, et celle-ci est terminée. Je l’ai signée, datée. Tant pis pour les imperfections restantes, cette page doit se tourner. Elle aussi me donne l’envie de nouveaux projets. J’ai appris avec elle, un peu progressé. Je la regarde séchant sur le chevalet et j’ai la satisfaction d’un travail accompli…

Mata Hari, huile sur toile de lin, 60 x 80, 2019

Fifi Strawberry et les coquelicots

Il y a plusieurs mois j’ai découvert le travail de Fifi Strawberry, j’ai aimé son univers, sa fraîcheur et son sourire. J’ai pris contact avec elle et je lui ai demandé l’autorisation de la peindre et si possible une photo d’elle libre de droit. Elle m’a répondu positivement mais surtout très gentiment. C’est un vrai plaisir de peindre cette toile ! J’en avais fait le croquis il y a longtemps et j’ai mis du temps avant de passer à la mise en couleur.

C’est tellement plus enrichissant de peindre une personne « réelle », d’échanger avec elle, de lui présenter la progression de la toile, d’avoir ses réactions. Je découvre la relation entre artiste et modèle, c’est un lien génial et terriblement stimulant. Cela me donne vraiment envie de continuer dans cette direction. Poursuivre mon apprentissage de la technique et à travers cela faire des rencontres, partager, échanger, découvrir. Alors merci Fifi pour cette première pour moi !

Encore du zinc…

Même maître, même punition ! Après avoir changé de groupe de peinture mais autour du même (très cher) animateur, retour du sujet imposé sur les toits de Paris. Le premier plus petit, plus modeste est parti décorer un appartement viennois ( et oui ! artiste internationale ! ).

Je relève de nouveau le défi mais cette fois je mise plutôt sur le côté architectural. Je m’attaque à une grande toile, 70 x 90. Plus de 3 heures de dessin ! Mise à l’échelle, de niveau, de parallèles, d’obliques pour finalement une peinture assez rapide, un peu naïve. Juste cette couleur du ciel à laquelle je tenais tant. Ce brun saumâtre qu’on ne voit qu’à Paris. C’est pour le moment une des œuvres dont je suis la plus satisfaite. Mais elle n’est déjà plus à moi, elle part bientôt. Comme les saumons elle retourne chez elle, à Paris…

Toits de Paris II, huile sur toile de lin, 70 x 90, 2019

Mata Hari et bistouri

Je lui ai fait vivre un véritable enfer ! Je suis depuis plus de deux ans sur cette toile et pourtant elle n’est toujours pas fini. Son visage a subi plus de modifications, de rhinoplastie, de couleurs de peau que le défunt roi de la pop..

J’aime même cru devoir la décapiter à un moment. Finalement c’est peut-être l’ensemble qui tient le tout, mais c’est à peu près cohérent. Vient ensuite le travail d’orfèvrerie. Mais c’est moi qui ai justement choisi cet aspect bling-bling. J’arrive au bout de cette aventure, quelques retouches, finitions et s’achèvera la saga Mata Hari mais je crois qu’après tout ce temps j’ai du mal à m’y résoudre…